Archives de Catégorie: Humeurs

Frigide Barjot a raison

On ne devrait pas (on n’aurait jamais du même) modifier le code civil.

Cela aurait evité des abhérrations telles que :
– les femmes d’être capables juridiquement,
– de pouvoir voter,
– de pratiquer l’ivg,
– et bien d’autres choses encore …

Franchement, tout fout le camp.

 

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Ma femme lit Elle …

…mais je l’aime quand même.
Ca détend qu’elle dit. Je veux bien la croire, je le lis lors de mes constipations chroniques.
Et cette semaine, un reportage d’investigation (comme d’hab) sur le thème « je gagne plus que lui, comment vivre cette situation ».

Ma femme gagne (et a toujours gagné) plus d’argent que moi.

Je vais bien, merci.

Non, mon honneur de Mâle n’en souffre pas et ma Virilité est intacte.

Même au sein de ma famille (qui est loin de la famille Le Quesnoy) ma mère m’a demandé (il y quelques années) si « j’assumais ».
J’assume. Très bien, même.

J’ai même rencontré au fil de ma vie des mecs de mon âge que ça semblait déranger. Merde, c’est pas possible de nos jours d’être aussi con que ça. Je trouve quand même ce type de réactions complétement débiles et anachroniques mais le sujet fait débat semble t-il.

Pourquoi cela ne me touche pas ?
Premièrement, heureusement qu’elle gagne plus que moi à la vue de mon salaire. Et encore, ça va mieux depuis que je suis passé du côté clair de la force (= fonction publique) mais avant je touchais un joli SMIC alors s’il avait fallu vivre avec moins de 2000€/mois, je vois pas comment j’aurais pu tirer satisfaction de ce type situation. (ouais, ce soir, c’est pâtes et pain pour le sixième jour consecutif mais bon Moi Homme, elle, femme. AAAArgh)
Ensuite, et cela me semble fondamental, on est au 21 ième siècle! Merde, les mecs que ça gène doivent être franchement rétrograde mais je pense que si ce type de comportement existe encore, on ne peut que remercier notre jolie éducation judéo-crétine.

Quoiqu’il en soit, je n’ai qu’un conseil à donner aux couples qui vivent cette situation : mesdames, cassez vous.


Les déménagements

Toute une histoire!

Il y a évidemment les cartons à préparer, annoter, entasser avant le jour J. Le truc est de faire en sorte de ne pas emballer dans le carton du dessous LE gadget poussiéreux dont on a ABSOLUMENT besoin pour démonter le lit des enfants… Bref. Ça, c’est ce à quoi on pense tout de suite quand on parle de déménagement.

Mais il y a aussi toutes les gourdasses à qui il faut téléphoner (je pense à la banque, l’assurance…) pour signaler le changement d’adresse et qui demandent 28 photocopies à envoyer par courrier pour justifier. Il y en a même une qui m’a demandé de rédiger une attestation d’hébergement pour G. (mon époux anonyme 😉 ), sachant qu’elle m’avait déjà demandé le bail (à nos deux noms) et le livret de famille (et qu’une des obligations du mariage, c’est d’habiter ensemble)…! NON MAIS SANS DÉCONNER???

Il y a aussi les « déménageurs » (comprendre les collègues, copains, beaux-frères, voisins…) qu’il faut nourrir/hydrater à coup de sandwichs/heineken. Note pour plus tard: faire bien attention à ne pas trop les hydrater d’ailleurs, sous peine de voir son canapé tanguer dangereusement dans la cage d’escalier, et le « déménageur » du haut se casser la gueule (sous le canapé) parce qu’il s’est emmêlé les crayons… Ah on a rit, on a bien rit!

Bon, j’ai une certaine tendresse pour le « collègue » qui appelle le dimanche matin du déménagement à 9h pour DEMANDER s’il peut venir aider (avec sa ceinture abdominale, cacedédi à Yossarian…), et qui part en disant « ça fait du bien de voir des gens le dimanche »… Waow.

Et je garde le meilleur pour la fin: le déménagement de l’abonnement internet! Alors là c’est vraiment bon! Quand on s’installe après des vieux (qui n’y connaissent rien, donc), ça prend beaucoup de temps. Bah oui, tout simplement parce qu’ils ne font AUCUNE démarche, et attendent que ça se fasse tout seul… Du coup, voilà la patronne obligée d’aller poireauter 1h30 dans une boutique Orange, munie de son bail (toujours lui) et de sa carte d’identité, pour exiger l’écrasement de l’ancienne ligne (et crac, 55 euros au passage!).

Enfin, ça valait le coup, on est comme des coqs en pâte.


Le comble du comble?

Il me passe toujours mille idées par la tête.

Des idées de billets notamment, le reste n’ayant d’intérêt que pour moi (mieux vaut qu’il en reste ainsi par ailleurs).

Alors je commence à écrire.

Et très souvent, arriver à la fin de deuxième paragraphe, je lâche l’affaire.

J’emmagasine les brouillons. Beaucoup de musique notamment.

Il faut dire qu’autant j’aime découvrir et écouter de la musique autant je galère à mettre des mots dessus. Hormis “mortel” ou “c’est de la merde”, ce qui niveau critique constructive est d’un niveau digne d’un cm2 voire d’un joueur de foot en analyse après match, je patauge sec. L‘exercice d’écriture est réellement difficile. Je me trouve par exemple très répétitifs : “bon album”, “groupe qui envoie du bois/du caillou/de la mousse (pourquoi pas)”, etc … et au final pas accrocheur pour un sou.

Pourtant du son j’en ai à gogo à faire partager et des moignons de billets presque autant : le denier Down, Colour Haze, Witchcraft, Pet The Preacher, Eggnogg, Cortez, Lo-Pan, Larman Clamor et ainsi de suite.

Mais rien ne sort.

Ce qui est quand même un peu couillon pour quelqu’un qui tient un blog.


Mitt Romney, les mormons et Twilight

Pendant la campagne présidentielle américaine qui vient de s’achever, les médias ont évoqué l’affiliation du candidat républicain Mitt Romney au mormonisme, en se focalisant sur le rigorisme des pratiques de cette religion (abstinence avant le mariage, interdiction de l’alcool et du tabac notamment).

Mais le mormonisme ne se résume pas à cela, loin de là.

Comme pour toute chose, il est utile de remettre le mormonisme dans le contexte historique de son apparition.

En fait, le mormonisme vise à légitimer – par le biais d’élucubrations mystiques – l’ancrage historique des hommes blancs occidentaux en Amérique du Nord et la construction moderne des Etats-Unis d’Amérique.

En bref, dans le délire mormon, les habitants du continent américain seraient les lointains descendants de peuples frères ayant quitté Jérusalem (sur ordre divin !) et atteint l’Amérique au sixième siècle avant notre ère.

Toujours selon la religion mormone, deux de ces peuples, les Néphites et les Lamanites, se sont livrées une guerre sans merci sur le continent américain. En gros, les Néphites sont les gentils qui suivent les préceptes divins alors que les Lamanites sont les méchants qui se rebellent contre ces mêmes préceptes.

Les Lamanites sont tellement « souillés » moralement que leur peau noircit. Il ne s’agit pas là d’une allusion raciste parmi d’autres mais bien d’un élément essentiel de la religion mormone. En effet, les Lamanites à la peau sombre finissent par triompher et détruire complètement les Néphites à la peau claire.

Et ces Lamanites sont bien sûr censés être les principaux ancêtres des Amérindiens… jusqu’au jour où le nouveau prophète, héritier des Néphites, restaurera la « véritable » église, le « véritable message » du Christ. Pour les mormons, ce nouveau prophète est Joseph Smith qui, dans les années 1820, prétendit voir en apparition l’ange Moroni, dernier prophète Néphite et seul rescapé de son peuple décimé.

Ce dernier révéla à Smith l’emplacement de plaques d’or, annales du peuple Néphite transmises par Mormon, le père de Moroni.

Après les avoir prétendument traduites pour en tirer le « Livre des Mormons », Smith les restitua à Moroni, de sorte qu’il n’existe aucune preuve de leur existence à part le témoignage de onze personnes « privilégiées » qui sont très certainement les co-auteurs de cette gigantesque supercherie.

A la lecture de cette fable de charlatans, on voit bien que l’intérêt historique du mormonisme, dans le contexte du début du XIXe siècle, est d’inscrire la jeune nation américaine dans la continuité légitime des Néphites (supérieurs aux Lamanites, c’est-à-dire les Amérindiens).

Les Etats-Unis apparaissent ainsi comme le renouveau de l’ancienne Jérusalem, Joseph Smith allant même jusqu’à refonder une « nouvelle Sion » dans l’Etat du Missouri.

D’ailleurs, pour les Mormons, la constitution des Etats-Unis est tout bonnement d’inspiration divine.

Certes, ces croyances sont avant tout celles des Mormons. Pour autant, l’idée d’une nation « bénie », préservée, le concept de restauration de valeurs « sacrées » ont profondément imprégné les Etats-Unis jusqu’à aujourd’hui.

Il est par exemple intéressant de relever que la série de films Twilight, succès planétaire chez les ados, emprunte beaucoup au mormonisme. Rien de bien surprenant, l’auteure des best-sellers dont les films sont adaptés, Stephenie Meyer, étant  elle-même mormone.

Pourtant, on pourrait penser que le mythe hyper sexualisé des vampires s’accommoderait mal du rigorisme mormon. Voilà pourquoi Stephenie Meyer a considérablement aseptisé le mythe classique du vampire pour le rendre compatible avec une vision mormone de la société. Dans Twilight, Bella l’humaine et Edward le vampire filent le parfait amour mais Edward préserve sa dulcinée de devenir un vampire avant leur mariage. L’analogie avec l’observation stricte de l’abstinence prêchée par les Mormons avant le mariage est ici limpide.

Mais ce n’est pas le principal. Twilight défend aussi clairement l’idée du « potentiel divin » de l’humain auquel sont attachés les Mormons. Ainsi, Edward le vampire, doté de super pouvoirs, possède clairement un statut supérieur aux humains, de la même manière que les Mormons sont supposés atteindre un statut divin par la pratique de leur religion à la con.

Bref, Meyer a essayé mine de rien de départir le vampire de son image sulfureuse pour en faire l’incarnation d’un puritanisme religieux à forte connotation mormone. Ni vu ni connu, Meyer a transformé les vampires en gros réacs ! Bel exemple pour la jeunesse ! Rendez-nous Christopher Lee !


Vu à la télé.

Les bbbrunes sortent leur album en 33 tours,

 

 

J’aimerais bien connaître les personnes qui achèteront une bouze enregistré en numérique porté sur support analogique sur une chaîne haute fidélité.

 

M’enfin, j’imagine qu’il en faut pour tous les goûts et que la mode est plus forte que la raison.


Des beaufs chez les profs?

Est-ce possible?
Moi qui défends habituellement bec et ongles le corps enseignant, suis-je en train d’accuser mes collègues de beaufitude? Certains.
Peut-être faut-il y voir un lien avec le fait que je bosse dans un « désert éducatif » (bah quoi, on parle bien de déserts médicaux…?), toujours est-il qu’il y a certains de mes nouveaux collègues que j’aimerais bien vous coller dans les pattes pour un débat du 31 décembre par exemple.
Décor: repas à la cantoche, tout le monde y va de sa petite anecdote sur son week-end… et là Didier (ça ne s’invente pas) nous explique qu’il a « décrassé son moteur » dimanche. Evidemment je m’étrangle avec mes petits pois, et lui demande des détails. Pas d’erreur, il parle bien d’une belle ligne droite de campagne, où il a pu « monter à 180 ».
Non mais sans déconner… Il faut vraiment que je rajoute qu’il fait des blagues de fion à tout bout-de-champ? Bref, c’est un beauf.
Et maintenant François, mon préféré. Deux mariages à son actif, enfin je devrais dire deux divorces. Prof de sport. Ressemble parfaitement à M.Mégot de Gaston Lagaffe. Son truc favori? Les jeux-de-mots, les calembours! Impossible de discuter avec lui de quoi que ce soit, il coupe la parole trois fois par phrase pour en placer une bien bonne. Un des plus grands fachos que j’ai rencontré (il m’a enchaîné sur Pinochet quand je lui ai dit que j’avais adoré le dernier Kirikou). Met des calottes aux gamins, bien entendu. Et des mains aux fesses de sa collègue d’EPS, il va sans dire.

Les français imaginent-ils que les personnes en charge de l’éducation de leurs chères têtes blondes peuvent aussi être aussi cons que ça??? Moi je ne m’y fais pas. Et ça me met en rogne parce qu’on passe tous pour des crétins arrogants (auprès des parents, des élèves) dès qu’ils ouvrent la bouche.

C’était mon coup de gueule du jour!